La Confédération paysanne et le CETIM saisissent l’ONU au sujet des méga-bassines.

La Confédération paysanne et le CETIM ont déposé auprès de l’ONU une saisine au sujet des méga-bassines. Cette saisine vise à dénoncer les violations des droits humains, la répression policière sanglante et la criminalisation des personnes et organisations s’opposant à ces projets d’accaparement de l’eau.

Les projets de méga-bassines bénéficient à une minorité d’agriculteur.rices liée au secteur de l’agrobusiness, aux dépens du droit d’accès à l’eau de l’ensemble des paysans et paysannes dans les territoires. Elles renforcent le problème de la sécheresse et de la raréfaction de l’accès à l’eau dans les territoires alors même qu’il est urgent de changer les pratiques agricoles pour limiter les besoins en eau. Les méga-bassines participent d’un modèle qui détruit les terres agricoles et le cycle naturel de l’eau, raisons pour laquelle des récentes décisions de justice ont déclaré plusieurs de ces projets illégaux. Enfin, lutter contre les méga-bassines et pour un système agricole durable se fait aujourd’hui, en France, au risque de son intégrité physique. Lors de la dernière mobilisation le 24, 25 et 26 mars à Saint-Soline 200 personnes ont été bléssées. Une personne est toujours dans le coma.

La lutte pour l’eau est une lutte internationale. Partout dans le monde des peuples se mobilisent contre la marchandisation et la surexploitation de l’eau. La destruction de cette ressource prend des formes diverses : accaparement de l’eau par des entreprises transnationales, grands barrages, détournement de la ressource pour l’agriculture industrielle, pollutions industrielles dangereuses pour les habitant.es des territoires, etc. En plus de ne plus avoir accès à l’eau, les populations et les militants et militantes sont réprimés et criminalisés alors même qu’ils défendent leurs droits.

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Pour toutes ces raisons, saisir aujourd’hui l’ONU apparaît comme une évidence et une nécessité. Nous entendons mobiliser cette organisation protectrice des droits de humains afin qu’elle interpelle l’État français sur la situation. La Confédération paysanne ne lâchera rien ! Elle poursuit son combat contre les méga-bassines et pour la protection de l’eau et de l’agriculture paysanne.

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