Rencontre avec Lucile Cornet-Vernet, co-auteur de ‘Artemisia, une plante pour éradiquer le paludisme’

Mar 20, 2022

Auteure du livre « Artemisia : une plante pour éradiquer le paludisme », Lucile Cornet-Vernet raconte les combats de scientifiques et de citoyens venus des quatre coins du monde, pour faire admettre à l’OMS et à l’industrie pharmaceutique les vertus de l’artemisia annua, une plante qui peut terrasser la malaria. Au passage, elle évoque les impasses et les manquements d’une recherche scientifique soumise aux intérêts du monde de l’argent, et bien peu sensible à l’opensource et au « non-profit ».

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Rencontre avec Lucile Cornet-Vernet, co-auteur de ‘Artemisia, une plante pour éradiquer le paludisme’.

Il existe un traitement simple, efficace, que tout le monde peut avoir dans son jardin ou dans sa maison, qui soigne la pire endémie du monde. Il faut juste aider aujourd’hui à sa diffusion.

Le paludisme est une maladie infectieuse, parasitaire, qui est due à un petit parasite qu’on appelle le plasmodium. Il y en a plusieurs sortes, et il entre dans notre corps par une piqûre d’un moustique particulier qui s’appelle l’anophèle. Et c’est la femelle anophèle qui vous transmet ce petit parasite qu’on appelle le plasmodium, qui va directement aller dans la circulation du sang, va se cacher dans le foie, va se multiplier, va repartir dans la circulation sanguine, et là, coloniser les globules rouges. Ils vont rentrer dedans, se multiplier et faire exploser les globules rouges.

« Le paludisme, ou malaria, responsable de plus de 500 000 morts par an, est la première maladie parasitaire au monde. En 2013, 198 millions de personnes ont été infectées, la plupart dans les pays pauvres. Le paludisme touche près d’une centaine de pays, particulièrement dans les zones tropicales. À elle seule, l’Afrique concentre 90 % des cas de paludisme, loin devant l’Asie et le Proche et Moyen-Orient. Avec plus de 20 millions de cas, le Nigeria et la République démocratique du Congo paient le plus lourd tribut. » Source : Inserm. ‘Grandes tueuses : Le paludisme’.

L’Artemisia est une plante, l’Artemisia annua, est une plante qui vient de Chine et qui a beaucoup de principes actifs, dont des principes actifs contre la malaria, contre le paludisme. Un est très connu, il s’appelle l’artémisinine. Son extraction a d’ailleurs eu le « prix Nobel », il y a 3 ans maintenant en 2015.

C’est cette Chinoise Youyou Tu qui avait, la première, extrait l’artémisinine et dont maintenant, tous les médicaments antipaludéens sont faits. Donc c’est important de parler de l’Artemisia, parce qu’en fait cette plante, prise en tisane, soigne très bien le paludisme. Il n’y a pas que l’extrait médicamenteux dont on fait les médicaments qui soigne la malaria. Elle est très connue, elle est connue depuis des millénaires en particulier en Chine, où elle soigne extrêmement bien le paludisme depuis tout ce temps. Mais évidemment, c’est de la médecine traditionnelle.

À l’occasion de la guerre du Vietnam, toute l’armée du Viêt-Cong était dans la jungle en train de faire la guerre aux Américains, et les soldats tombaient comme des mouches, non pas sous les balles des G.I., mais sous les moustiques, et sous la maladie malaria ou paludisme, les deux mots veulent dire la même chose. Hô Chi Minh a demandé à Mao Zedong, puisqu’ils n’étaient pas loin de la Chine : « Est-ce que vous n’avez pas un remède contre la malaria ? Un remède traditionnel. » Et c’est là que Mao Zedong a demandé à ses médecins traditionnels, qui ont dit : « Mais bien sûr, nous avons une plante qui depuis la nuit des temps soigne la malaria. Et cette plante s’appelle Qinghao. » Ou bien Artemisia annua. Et c’est ainsi que tous ces soldats ont pu être soignés contre le paludisme, par les tisanes de cette plante.

Elle est retombée un petit peu dans l’anonymat, sauf de la pharma, bien entendu, qui a eu vent de cette histoire. Et les recherches se sont mises à se multiplier dans les labos pharmaceutiques, mais l’artémisinine, cette molécule extraite de l’Artemisia annua et très active contre le plasmodium, a ce qu’on appelle « une demi-vie », c’est-à-dire combien de temps elle va vivre dans un tube à essai, extrêmement courte, quelques heures. Donc cela a été très difficile à stabiliser. Et il a fallu faire des dérivés de l’artémisinine pour pouvoir les mettre dans un comprimé et pour pouvoir l’ingérer. Et puis en même temps elle était extrêmement toxique, enfin… toxique pour beaucoup de…

Donc il a fallu vraiment beaucoup travailler pour arriver à un médicament qui soit administrable aux gens pour pouvoir être guéris contre le paludisme. Mais le paludisme a quand même une particularité assez grave. Le plasmodium, ce petit agent infectieux, est capable de muter et de devenir résistant au médicament, assez rapidement, en quelques années.

Et donc, je pense que vous connaissez la fameuse nivaquine qui a été utilisée pendant des années contre le paludisme par des millions et des millions de personnes, aujourd’hui n’a quasiment pas d’effet. Donc on a été obligé de rentrer dans une sorte de course à avoir des médicaments efficaces contre le paludisme. Et ces médicaments il a fallu les renouveler, trouver de nouvelles molécules, de nouvelles associations pendant des décennies et des décennies. Et on est encore dans cette course-là.

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Et donc l’artémisinine est arrivée sur le marché, mais en quelques années, les premières résistances sont apparues, en particulier au Cambodge, donc en Asie du Sud-Est. Et on a été obligés, très rapidement, de combiner l’artémisinine avec d’autres molécules dérivées souvent de la quinine, mais pas que, pour prendre le plasmodium en étau avec plusieurs molécules pour qu’il ne puisse pas trop muter et ne pas trop être résistant à ces médicaments.

Donc aujourd’hui, le médicament de base contre le paludisme s’appelle ACT, et c’est vraiment un mélange de plusieurs molécules qui aujourd’hui peut terrasser le plasmodium.

Une plante combattue par l’OMS

Jusqu’en 2012, l’OMS ne disait rien contre cette plante ni cette tisane, et en 2012, vu l’étendue de la propagation de ces résistances à l’artémisinine et à ses dérivés, a dit « Comme il y a de l’artémisinine dans l’Artemisia annua, on déconseille d’en prendre pour ne pas augmenter les résistances. »

Mais ce qui est très dommage, c’est qu’il n’y a pas eu assez d’études à ce moment-là sur l’Artemisia annua, qui est quand même un produit extrêmement facile à diffuser, et pour les populations à prendre, et surtout locale, efficace, etc.

« Le professeur Lutgen a fait connaissance avec l’Artemisia au moment où il prenait sa retraite et rejoignait une ONG active dans la lutte contre le paludisme. On a fait des programmes de plantations au Pérou, au Cameroun. On a lancé des bourses avec des Sénégalais et des Péruviens. Tout ça financé par notre ministère de la coopération et par le fonds national de la recherche. Les délégués de l’OMS, de Big pharma et de l’Institut des maladies tropicales d’Anvers ont rendu visite à notre ministère de la coopération, pour lui dire qu’il finançait des activités qui n’étaient pas de son ressort. Que les maladies, c’était du ressort des sociétés pharmaceutiques et de Big pharma. Et il s’est incliné, et nous, du jour au lendemain, on nous a coupé tous les fonds. L’OMS ne recommande pas l’utilisation des extraits d’Artemisia annua sous n’importe quelle forme, y compris la tisane, pour le traitement ou la prévention de la malaria. » Source : Malaria business / Bernard Crutzen (France Ô)

Il y a une étude chinoise qui est sortie il y a quelques mois avec 3 principes actifs de l’Artemisia annua à l’intérieur. Ils ont isolé 3 principes actifs et ils ont prouvé qu’il y avait une synergie de ces 3 principes actifs. Le fait que dans cette tisane, dans cette plante, il y ait 20 molécules, bien entendu ça effondre le risque de résistance. Mais c’est extrêmement difficile parce qu’il faut des années et des années d’études pour pouvoir prouver ça, et ça n’a jamais été fait.

Qui va financer des études sur une plante que tout le monde peut avoir dans son jardin ? Personne, c’est un vrai problème en fait. Bien sûr qu’il faudrait des études aux normes internationales, mais qui va les financer ? Ce ne sont pas les laboratoires. Il y a que les laboratoires qui financent des études. L’entreprise a un but ultime qui est de gagner de l’argent. Donc c’est le principe de base de notre société.

Aujourd’hui, on parle de plus en plus de RSE, de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise, donc j’espère qu’il y a des entreprises de la pharma qui vont prendre cette tisane pour pouvoir nous aider à la développer. Mais je ne suis pas du tout certaine qu’ils le feront.

Aujourd’hui, il y a la fondation Gates qui met toujours des milliards sur la table chaque année pour pouvoir faire des études sur le paludisme, bien sûr. Il y a eu 40 essais, je crois, de vaccins contre le paludisme, une quarantaine. C’est très, très difficile de faire un vaccin contre un parasite. Donc, aujourd’hui, le vaccin est un peu efficace, il fait partie de l’arsenal thérapeutique possible. Il me semble qu’il est actif sur 40 % à peu près, donc de taux de succès.

L’enjeu des études cliniques

Notre association, on a en 95-96 réalisé 6 études cliniques, donc on a été chercher beaucoup d’argent parce qu’on s’était dit quand même : « Il faut absolument qu’on prouve scientifiquement que cette tisane et que cette plante soignent très simplement le paludisme.»

Et on s’est dit « Comment faire ? » Nous on est scientifiques, avec moi je n’ai presque que des médecins et des agronomes, on s’est dit : « Il n’y a qu’une seule solution, c’est de le prouver. » Et si la pharma et le monde dans lequel on est ne veut pas, ne peut pas « payer » cette étude, on va le faire nous-mêmes. Et donc c’est comme ça qu’on est allés chercher pas mal d’argent pour pouvoir diligenter et aider une équipe africaine à faire cette étude clinique.

On est au bout d’un système qui enferme des solutions comme celles-ci dans une impossibilité d’être financées. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y ait pas des acteurs autres qui sont certains de nos amis, et des amis d’amis, qui ont un peu d’argent, beaucoup d’argent, des entreprises et tout… et qui par le système de mécénat, le système de dons défiscalisables, par exemple, nous ont donné beaucoup d’argent pour faire ça.

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Il y a plein de gens formidables sur cette Terre qui sont capables de nous aider. Des particuliers ou des fondations, ou des fonds de dotation. Des gens qui ont de l’argent disponible. Il y a beaucoup d’argent dans notre société. Et ce sont des gens qui mettent au service d’une cause qu’ils trouvent noble, qu’ils ont choisie.

On leur a expliqué ce qu’on faisait, pourquoi on le faisait. On leur a montré les études médicales qui étaient en cours, qui ont déjà été faites, etc. On les a convaincus que c’était important qu’ils nous donnent cet argent pour pouvoir réaliser ces études cliniques, pour qu’une fois pour toutes… aux normes internationales les études cliniques, bien sûr, pour qu’une fois pour toutes cela soit prouvé que cette plante en tisane soigne parfaitement bien le paludisme.

On en a fait une, en tout cas pour le paludisme. Et elle est en cours de publication là. Normalement, elle va être publiée dans pas longtemps. Elle a été faite au Maniema, près de Kindu, et dans 5 hôpitaux. L’investigateur a été le docteur Jérôme Munyangi, qui est un médecin extrêmement courageux. Son histoire est racontée dans le film documentaire « Malaria Business », et il a quand même été empoisonné au milieu de l’étude parce que ça gênait trop d’intérêts sur place.

« Les résultats sont en effet spectaculaires. Alors que les médicaments ACT sont jugés efficaces à 80 %, la tisane affiche un score de 99 %, et sans effet secondaire contrairement aux médicaments. Le résultat était surprenant, positivement, et c’est là que les ennuis commencent avec la médecine conventionnelle. Je commençais à me sentir trop mal, je vomissais, je n’arrivais plus à manger, ça faisait presque une semaine, et j’avais des douleurs au niveau de l’estomac qui étaient trop atroces. Et là je suis parti à Goma d’urgence pour faire des examens. Et c’est là qu’on m’a diagnostiqué : vous avez été empoisonné. À votre avis, d’où viennent ces ennuis ? A mon avis, les ennuis viennent des firmes pharmaceutiques. » Source : Malaria business / Bernard Crutzen (France Ô)

Propager l’Artemisia

Une maison de l’Artemisia, c’est un lieu physique où on va expérimenter la culture. Donc nous on va fournir les semences, les graines, on va aider les gens à bien cultiver, ils vont faire des essais de culture, puisqu’on a des graines qui viennent de tous les pays, et voir lesquelles vont mieux pousser sur tel terrain. Donc les premier 6 mois, grosso-modo c’est ça.

Autour d’une maison de l’Artemisia, on en fonde souvent une quand on a un écosystème autour d’elle, c’est-à-dire des gens qui vont la protéger, qui vont l’aider, quand nous, on a des financements pour l’aider aussi financièrement, on va payer par exemple les gens qui vont cultiver, etc., une installation de séchage, etc.

Donc ça dépend vraiment de chaque lieu. Et voilà, ce qu’on aime bien aussi c’est qu’autour d’une maison d’Artemisia, c’est qu’il y ait des centres de santé, des médecins ou des pharmaciens qui sont convaincus et qui vont aider à ce que ça se passe bien et à que ça marche, et cette maison d’Artemisia, au bout de 6 mois donc, ils vont trouver le bon « cultivar » on dit, donc les bonnes graines et vont donc eux-mêmes produire leurs propres semences.

Et puis ensuite, ils vont pouvoir donner ce qu’on appelle des formations aux populations, que nous, on aura préparé et qu’après ils vont pouvoir bien entendu faire dans leur propre langue, si ce n’était pas le français bien entendu, adapter en tout cas à leur écosystème. Et puis des populations, des gens vont pouvoir venir et ils vont payer un « prix africain », à cette maison de l’Artemisia qui au bout de 18 mois / 2 ans n’aura absolument plus besoin notre financement.

Nous, on aide au départ, on est des kickstarters comme on dit, on aide au départ et la maison d’Artemisia est autonome parce qu’elle produit de l’Artemisia qu’elle vend, et puis qu’elle fait des formations pour les populations. Et en plus, dans les pays où l’Artemisia n’est pas encore autorisée à la vente, en fait la plupart du temps, c’est eux qui font avec nous, on les aide énormément aussi pour faire le dossier pour demander l’accréditation, enfin… l’autorisation de vente de l’Artemisia.

« Bonjour et bienvenue. La maison de l’Artemisia est fière de vous présenter ce tutoriel, je m’appelle Pierre et je vais vous guider dans toutes les étapes de la culture de l’Artemisia. Tout d’abord pour commencer, ce qui est important, c’est de bien différencier les deux variétés d’Artemisia qui sont cultivés. On a l’Artemisia afra ici, qui elle vient d’Afrique du sud. C’est une plante vivace, qui comme le moringa va fournir un buisson généreux. On viendra le récolter au gré des besoins. Cette plante-là malheureusement, ne va pas fournir de graines ou très peu. Donc la multiplication va se faire surtout par marcottage et par bouturage. Il faudra se procurer les plants, ce qui est plus difficile. À côté nous avons l’Artemisia annua, cette variété-là est annuel, comme le mil, on va la semer tous les ans, on va la récolter lors de la floraison. Par contre, elle demandera un soin, un travail tout au long de la culture qui sera vraiment plus intense. » Source : Les Maisons de l’Artemisia.

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Elle n’est pas autorisée en France, elle n’est pas autorisée en Belgique. Je crois qu’au Cameroun, elle n’est pas encore autorisée. Au Tchad elle n’est pas encore autorisée. Dans quasiment tous les pays, elle est autorisée à la vente, ça ne veut pas dire qu’elle ait ce qu’on appelle : « une autorisation de mise sur le marché » comme un médicament.

En Afrique, ce qui est assez formidable, c’est que les plantes médicinales sont encore reconnues comme « médicament ». Plus de 80% de la population africaine, ne se soignent qu’avec des plantes. Donc ils ont gardé cette tradition que nous, nous avons presque complètement perdus ici en France.

Donc l’Artemisia annua, quand on donne tout le dossier de qu’est-ce que c’est comme plante en Chine etc., elle est tout de suite autorisée parce que pour eux c’est une évidence que c’est une plante médicinale.

Nous, tout a commencé parce que l’Artemisia en tisane a sauvé la vie d’un de mes amis. Cet ami s’appelle Alexandre Poussin et il a traversé l’Afrique à pied, l’Afrique de l’Est, et il ne connaissait pas du tout l’Artemisia, mais il est arrivé en Ethiopie avec un neuropaludisme dans un petit dispensaire de brousse. Et là, on lui a donné une tisane parce qu’il y avait plus de médicaments. Et à son immense étonnement, au bout de 48 heures, il n’a plus eu de fièvre et il était remis sur pied d’un neuropaludisme, ce qui est quand même un paludisme très grave, par le palu falciparum. Donc voilà, on est amis. Donc on en a parlé, Et à la suite de cette grande discussion, on s’est dit chiche, on monte une association et on aide les africains à cultiver cette plante.

Petit à petit, mois après mois, ça m’a pris quand même six mois, je me suis familiarisée en fait avec l’univers du paludisme que je ne connaissais pas, je suis orthodontiste, je ne suis pas du tout infectiologue, mais bon… je suis quand même scientifique, et je connais un peu le corps humain aussi.

Donc je me suis énormément documentée, j’ai travaillé beaucoup sur ça, en gardant toujours mon métier, bien entendu, à côté. Et puis de fil en aiguille, en en parlant etc. je me suis rendu compte que je pouvais aller par exemple, en Afrique, au Sénégal, pour rencontrer des gens qui travaillaient déjà sur cette plante, aussi bien au niveau agronomique qu’au niveau médical, donc les choses se sont faites comme une pelote de laine que vous devez dévider, vous avez un petit bout devant et puis vous tirez et puis il y a une personne, une autre etc. Ça s’est absolument fait comme ça. Et comme par hasard, j’ai toujours eu la bonne personne au bon moment qui m’aidait, qui disait quelque chose, qui était d’un autre pays et qui voulait cultiver.

Mais la ligne directrice de tout ça c’était depuis toujours c’est éthiquement, éthiquement, je ne ferai pas d’argent avec ça, et éthiquement, on donnera tout ce qu’on a, tout ce qu’on découvre et tout ce qu’on fait pour les populations les plus défavorisées. D’ailleurs on est en train de terminer un très grand site web, enfin… qui va donner absolument ouvertement, à tout le monde, l’accès à tous nos documents.

C’est une évidence que d’autres plantes sont d’une richesse absolument extraordinaire. La chimie a du bon, je ne suis pas contre la pharma, la chimie a du bon, elle sauve la vie de millions de personnes tous les jours. Donc ça n’a aucun sens d’être contre ça, ça n’a aucun sens. En revanche, certaines plantes, en effet, aux champignons ou je ne sais quoi, mais de la nature, pourrait avoir des effets totalement extraordinaires sur certaines maladies, peut-être avec beaucoup moins d’effets secondaires. En fait ce qui est assez extraordinaire dans une plante, c’est qu’en fait elle a plein de principes actifs et que certains principes actifs, vont aider à l’absorption des molécules actives, vont aider au recouvrement d’une bonne santé en postcure par exemple. C’est très intelligent en fait, mais c’est très compliqué.

Journaliste : Théophile Kouamouo
Caméra : Adonis Romdhane, Marguerite Combes
Montage : Camille Chastrusse
Habillage : Jacques Muller

Source : Chaîne Youtube du Média
Lien vidéo : Cette plante peut sauver des millions de vies (et l’OMS n’en veut pas)

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