Une amie nous raconte son expérience du Coronavirus

Le17 mars c’est là que je suis tombée malade du putain de coronavirus. Ca se présentait comme une grippe au départ, mais très vite quand j’ai eu la perte de l’odorat j’ai senti que quelque chose n’allait pas. Le 20 mars mon état a commencé à se dégrader… pas beaucoup de fièvre mais des symptomes bizarres comme des explosions dans ma tête, puis une énorme fatigue… et très vite la perte de la capacité de manger et de boire, la diarrhée et le système digestif qui part en vrac.

Comme Macron dans la folie furieuse a fermé tout le pays avec l’ordre de “restez chez vous si vous êtes malade, ne faites rien, l’allez surtout pas emmerder l’hopital”, je me suis retrouvée seule chez moi à perdre mes forces avec interdiction que quiconque vienne chez moi, encore que dans mon quartier je ne connais que des camarades communistes qui sont très âgés, ce n’était pas le moment de les voir, je les aurait contaminés.

La poste ne travaillait plus, la sécurité sociale ne travaillait plus, la mairie ne travaillait plus, les médecins (sic!) ne travaillaient plus… la dérive de la France.

Heureusement que le mairie de la mairie voisine, Champigny, communiste, n’a pas écouté Macron. Il a réorganisé les centres médicaux pour qu’ils puissent recevoir les gens dans des conditions de sécurité; Ce systeme n’était pas encore prêt le 20 mars mais au moins on m’a écouté au téléphone et donné un arrêt maladie pour le travail. Par contre la sécurité sociale n’a pas enregistré mon arrêt car elle ne travaille pas ce qui veut dire que je n’ai pas de revenu de remplacement. Ce sont les militants d’un syndicat suisse ADERTA qui m’ont aidée en m’envoyant l’argent.

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C’est le centre de Champigny qui m’a sauvé en bougeant les secours et j’ai été hospitalisée le 24 mars dans un hopital local. Cet hopital n”avait pas bonne réputation avant mais je dois dire  qu’ils ont été incroybales, efficaces, organisés, dévoués… un truc incroyable d’autogestion. Alors que tu sais ce qui se passe en France: pénurie de masques, de gel, de protection meme pour les soignants sans parler des autres travailleurs…

Il était moins 5. A deux jours près, je passais de l’autre côté. Je n’ai jamais passé plus d’une journée à l’hopital de toute ma vie adulte, alors tu imagines ce que cela  a été pour moi, 16 jours d’hospitalisation. Oxygène jusqu’à 6 litres, 8 jours de perfusion…

J’ai eu un scaner des poumons qui a montré les lésions et j’ai eu le test du covid qui était positif. Alors oui tu m’a peut être vue beaucoup sur les réseaux sociaux à lire et partager, heureusement j’avais le téléphone. Sans lien tu ne tiens pas. Les amis m’appelaient, ma famille était très très inquiète.

En réalité j’étais très faible, incapable de faire quelques mètres pour un minimum d’autonomie; Incroyable. Et cela a duré longtemps, plus de deux semaines. J’ai noué des relations avec les autres patients quand je n’étais plus contagieuse ils nous mettaient dans des chambres doubles avec des masques et des séparations. Mais on se parlait et on s’entreaidaient. Les soignants étaient formidables jusqu’au bout. Je suis sortie cependant jeudi 9 avril un peu trop tôt car ma saturation en oxygène est encore très basse mais en réalité les médecins veulent récupérer des lits parce qu’il n’y a pas assez de place, tu vois comment la France dégringole.

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J’ai même eu un clash avec le médecin au sujet du fait qu’il n’y avait pas de suivi des séquelles après l’hopital, or je suis faible, je n’arrive pas à faire 300 mètres à pied, je suis encore incapable de me faire à manger… Sans parler de faire le ménage dans sun appartmeent complètement souillée et potentiellement contaminée car en fait les données sur la vie du virus ils ont été recopiés de sources chinoises mais d’autres disent que le virus a muté en Italie et que ce n’est pas le meme. Bref, personne ne sait rien de sur.

Les services sociaux défaillants… ce sont les amis qui m’ont encore aidée. les communistes locaux et les Suisses qui ont appelé la mairie de droite de ma commune de Suisse ce qui a fini par faire peur au maire! Je n’ai toujours pas eu droit à l’aide au ménage, j’ai du le faire toute seule ces derniers jours, c ‘était l’horreur, mais j’ai eu droit à des repas de la mairie. Une camarade m’aide pour m’amener ce qui reste. J’ai un arrêt de travail jusqu’au 24 avril mais je ne suis pas sure d’être rétablie. Il y a des ouvriers qui ont repris le travail trop tôt après le Covid et ils sont morts.

Voila la saga du capitalisme de catastrophe.