Call for the immediate evacuation of Moria

English Version (French/ Greek/ German/ Italian/ Spanish versions below)***

At a time when 12,500 refugees and asylum seekers are wandering homeless on the roads and hills of Lesbos, when those suffering from smoke inhalation and burns from the fire in Moria are prevented by the police from reaching the hospital in Mytilene, when solidarity groups bringing basic necessities are blocked by the authorities or attacked by far-right groups, when the Greek government‘s only response to this emergency is an assertion of national- security,

we, as European citizens and
citizens of the world, can no longer remain silent.

The fire that ravaged the Moria refugee camp cannot be considered either an accident or the result of a desperate action on the part of those living at the camp. It is the inevitable and foreseeable result of European policy that confines tens of thousands of refugees in inhuman conditions on these Greek islands. It is the result of the strategy of the Greek government which, instead of taking effective measures against the spread of Covid-19 in „hot-spots“, has for the past six months imposed extremely harsh limits on the movement of the camp’s inhabitants. In addition to this prolonged confinement, a total lock-down whose effects on the health of those in the camp is more than problematic, was imposed a week ago, while people who tested positive for the virus were ordered to remain locked up in a shed 24 hours a day. Such dreadful conditions led straight to disaster.

This intolerable situation, which is a disgrace to Europe, cannot be allowed to continue for even one more day.

The immediate evacuation of Moria and the transfer of its inhabitants to the various European cities ready to welcome them is a matter of extreme urgency. The same goes for all the other camps in the Greek islands and on the continent. It is worth recalling here that the Greek government has already begun work to transform not only hot-spots but every reception center on the mainland into closed facilities surrounded by double fencing and equipped with security gates. What would have happened if the fire in Moria had occurred in a camp surrounded by a double set of barbed wire with blocked exits? How many thousands of deaths would we be mourning today?

Let us not leave tens of thousands of people whose only crime is to have asked for international protection, at the mercy of a policy concerned only with security, which threatens their safety and even their lives. The Greek government, in the name of the defense of European borders and national security, not only considers itself authorized to violate international law with systematic push-backs in the Aegean Sea and on the border of Evros, but also by prohibiting any transfer of the victims of the Moria fire to the continent. For, apart from the transfer of 406 unaccompanied minors to northern Greece, the Mitsotakis government intends to ‚punish‘ camp residents for the fire by preventing them from leaving Lesbos! The Greek government and local authorities are creating a war zone in Lesbos, in the middle of Europe. And the only target of this war are the refugees. 12,500 persons are currently in danger,
deprived of all access to sanitary facilities and exposed to attacks by extreme-right groups.

We will not tolerate a situation in which asylum seekers are deprived of all rights, and reduced to the status of non-persons. Let us join together to demand from the European authorities and our governments the immediate evacuation of Moria and all other camps in Greece, as well as the urgent transfer of their residents to the European cities and towns that have requested it.

NOW and not tomorrow.

The dignity and lives of tens of thousands of people are at stake, but also the dignity of every one of us.

Against the policies of exclusion and criminalization of refugees, it is extremely urgent to build „one“ world, common to all. Otherwise, we all risk, at any moment, finding ourselves on the wrong side of the border.

EVACUATION of Moria NOW!

TRANSFERT of all its inhabitants who express their desire to the European cities ready to welcome them!


Version français***

APPEL POUR L’EVACUATION IMMEDIATE DE MORIA

Au moment où 12.500 réfugiés et demandeurs d’asile errent sans abri sur les routes et les collines de Lesbos, où les intoxiqués et les blessés de l’incendie de Moria sont empêchés par la police de rejoindre l’hôpital de Mytilène, où des collectifs solidaires apportant des produits de première nécessité sont bloqués par les forces de l’ordre ou pris à partie par de groupuscules d’extrême droite,
où la seule réponse apportée par le gouvernement grec à cette urgence est national-sécuritaire

nous, citoyen-ne-s européen-ne-s et citoyen-e-s du monde ne pouvons plus nous taire.

L’incendie qui a ravagé le camp de Moria ne peut être considéré ni comme un accident ni comme le fait d’une action désespérée. Il est le résultat inévitable et prévisible de la politique européenne qui impose l’enfermement dans les îles grecques, dans des conditions inhumaines, de dizaines de milliers de réfugiés. C’est le résultat de la stratégie du gouvernement grec qui, en lieu et place de mesures effectives contre la propagation du Covid-19 dans des „hot-spots“, a imposé à ses habitants, depuis six mois déjà, des restrictions de circulation extrêmement contraignantes. A cet enfermement prolongé, est venu s‘y s’ajouter depuis une semaine un confinement total dont l’efficacité sanitaire est plus que problématique, tandis que les personnes porteuses du virus ont été sommées de rester enfermées 24h sur 24h dans un hangar. Ces conditions menaient tout droit au désastre.

Cette situation intolérable qui fait la honte de l’Europe ne saurait durer un jour de plus.

L’évacuation immédiate de Moria dont les habitants peuvent être accueillis par les différentes villes de l’Europe prêtes à les recevoir est plus qu’urgente. Il en va de même pour tous les autres camps dans les îles grecques et sur le continent. Faut-il rappeler ici que le gouvernement grec a déjà entrepris de travaux pour transformer non seulement les hot-spots mais toute autre structure d’accueil sur le continent en centres fermés entourés de double clôture et dotés de portiques de sécurité ? Que serait-il arrivé si l’incendie de Moria s’était déclaré dans un camp entouré d’une double série de barbelés avec des sorties bloquées? Combien de milliers de morts aurions-nous à déplorer aujourd’hui ?

Ne laissons pas des dizaines de milliers de personnes dont le seul crime est de demander la protection internationale, livrées à une politique ultra-sécuritaire extrêmement dangereuse pour leur sécurité voire leur vie. Le gouvernement grec, au nom de la défense des frontières européennes et de la sécurité nationale, non seulement se croit autorisé à violer le droit international avec les refoulements systématiques en mer Egée et à la frontière d’Evros, mais interdit tout transfert sur le continent des victimes de l’incendie de Moria. Car, mis à part le transfert de 406 mineurs isolés au nord de la Grèce, le gouvernement Mitsotakis compte ‘punir’ pour l’incendie les résidents du camp en les bloquant à Lesbos! Le gouvernement grec et les autorités locales sont en train de créer une zone de guerre à Lesbos, au milieu de l’Europe. Et la seule cible de cette guerre sont les réfugié-e-s. 12.500 personnes sont actuellement en danger, privé-e-s de tout accès à des infrastructures sanitaires et exposé-e-s aux attaques de groupes d’extrême-droite.

Nous ne saurions tolérer que les requérants d’asile soient privés de tout droit, qu’ils soient réduits à des non-personnes. Joignons nos voix pour exiger des instances européennes et de nos gouvernements l’évacuation immédiate de Moria et la fermeture de tous les camps en Grèce, ainsi que le transfert urgent de leurs résidentes et résidents vers les villes et communes européennes qui se sont déclarées prêtes à les accueillir.

MAINTENANT et non pas demain.

Il y va de la dignité et de la vie de dizaines de milliers de personnes, mais aussi de notre dignité à nous, toutes et tous.

Contre les politiques d’exclusion et de criminalisations des réfugié-e-s, il est plus qu’urgent de construire un monde «un», commun à toutes et à tous. Sinon, chacun de nous risque, à n’importe quel moment, de se retrouver du mauvais côté de la frontière.

EVACUATION immédiate de Moria !

TRANSFERT de tous ses habitants vers les villes européennes prêtes à les accueillir !


Ελληνική έκδοση***

ΚΑΛΕΣΜΑ ΓΙΑ ΤΗΝ ΑΜΕΣΗ ΜΕΤΑΦΟΡΑ ΤΩΝ ΠΛΗΓΕΝΤΩΝ ΤΗΣ ΜΟΡΙΑΣ

Την ώρα που 12.500 πρόσφυγες και αιτούντες άσυλο περιπλανώνται δίχως στέγη στους δρόμους και στα βουνά της Λέσβου,

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την ώρα που οι δηλητηριασμένοι από τοξικές αναθυμιάσεις και οι τραυματίες της πυρκαγιάς στη Μόρια παρεμποδίζονται από την αστυνομία να φτάσουν στο νοσοκομείο της Μυτιλήνης,

την ώρα που οργανώσεις και συλλογικότητες αλληλεγγύης, που σπεύδουν να προσκομίσουν είδη πρώτης ανάγκης, αναχαιτίζονται από αστυνομικές δυνάμεις ή δέχονται επίθεση από ακροδεξιές ομάδες,

την ώρα που η ελληνική κυβέρνηση κρίνει σκόπιμο να ανάγει το προσφυγικό σε εξέχον ζήτημα εθνικής ασφαλείας,

εμείς, πολίτες του κόσμου και της Ευρώπης, δεν μπορούμε πλέον να σιωπούμε.

Η πυρκαγιά που κατέστρεψε ολοσχερώς το στρατόπεδο της Μόριας δεν μπορεί να θεωρηθεί ούτε ως ατύχημα ούτε ως το αποτέλεσμα μιας  πράξης απόγνωσης. Είναι το αναπόφευκτο και απολύτως προβλέψιμο αποτέλεσμα της ευρωπαϊκής πολιτικής, η οποία επιβάλλει τον εγκλεισμό στα ελληνικά νησιά, σε απάνθρωπες συνθήκες, δεκάδων χιλιάδων προσφύγων. Είναι το επακόλουθο της στρατηγικής της ελληνικής κυβέρνησης η οποία, αντί να πάρει ουσιαστικά μέτρα ενάντια στην εξάπλωση του Covid-19 στα hot spots, έχει εδώ και έξι μήνες,  επιβάλει στους διαμένοντες στα στρατόπεδα εξαιρετικά αυστηρούς περιορισμούς κυκλοφορίας. Σε αυτόν τον παρατεταμένο εγκλεισμό ήρθε να προστεθεί πριν από δέκα μέρες  η καραντίνα, ο πλήρης αποκλεισμός, η υγειονομική δραστικότητα του οποίου είναι κάτι περισσότερο από αμφίβολη. Ταυτόχρονα όσοι βρέθηκαν θετικοί στο ιό κλήθηκαν να παραμείνουν 24 ώρες το 24ώρο έγκλειστοι σε μια αποθήκη. Τέτοιες  συνθήκες δεν μπορούσαν παρά να οδηγήσουν αναπόφευκτα στην καταστροφή.

Αυτή η φρικιαστική κατάσταση που αποτελεί  την «ντροπή της Ευρώπης» δεν μπορεί να συνεχιστεί έστω και μια μέρα παραπάνω.  

Η άμεση εκκένωση των προσφύγων της Μόριας, τους οποίους πολλές ευρωπαϊκές πόλεις δηλώνουν έτοιμες να υποδεχτούν, είναι περισσότερο από επείγουσα. Το ίδιο ισχύει και για όλα τα άλλα στρατόπεδα προσφύγων στα ελληνικά νησιά και στην ενδοχώρα. Χρειάζεται να υπενθυμίσουμε εδώ ότι η ελληνική κυβέρνηση έχει ήδη προβεί σε εργασίες μετατροπής τόσο των hot spots όσο και κάθε δομής υποδοχής στην ενδοχώρα, σε κλειστά κέντρα περιβαλλόμενα από διπλή περίφραξη και εφοδιασμένα με πόρτες ασφαλείας. Τι θα είχε συμβεί εάν η πυρκαγιά στη Μόρια είχε ξεσπάσει σε στρατόπεδο περιφραγμένο από διπλό συρματόπλεγμα και με τις εξόδους κινδύνου κλειστές; Πόσους χιλιάδες νεκρούς θα θρηνούσαμε σήμερα;

Δεν είναι δυνατόν να αφήνουμε δεκάδες χιλιάδες ανθρώπους, των οποίων το μόνο έγκλημα είναι το ότι αιτούνται τη διεθνή προστασία, παραδομένους σε μια πολιτική εξαθλίωσης, συστηματικής καταστολής και εγκλεισμού, μια πολιτική άκρως επικίνδυνη για την ασφάλειά τους, ακόμη και για τη ζωή τους. Η ελληνική κυβέρνηση, επικαλούμενη προσχηματικά την εθνική κυριαρχία  και την υπεράσπιση των ευρωπαϊκών συνόρων, δεν αρκείται στο να παραβιάζει συστηματικά το διεθνές δίκαιο με τις παράνομες επαναπροωθήσεις στο Αιγαίο και στον Έβρο, αλλά απαγορεύει τη μετακίνηση στην ενδοχώρα των θυμάτων της πυρκαγιάς στη Μόρια. Με μοναδική εξαίρεση τη μεταφορά των 406 ασυνόδευτων ανηλίκων στη Θεσσαλονίκη, η κυβέρνηση Μητσοτάκη αποφάσισε να ‘τιμωρήσει’ για την πυρκαγιά αυτούς που διέμεναν στο στρατόπεδο της Μόριας, εγκλωβίζοντάς τους στην Λέσβο!

Η ελληνική κυβέρνηση και οι τοπικές αρχές έχουν δημιουργήσει μια εμπόλεμη ζώνη στην καρδιά της Ευρώπης, όπως είπε χαρακτηριστικά η Έφη Λατσούδη. Βασικός στόχος αυτού του πολέμου δεν είναι  άλλος παρά οι πρόσφυγες και οι μετανάστες. 12.500 άνθρωποι βρίσκονται αυτή τη στιγμή σε κίνδυνο,  εκτεθειμένοι στις επιθέσεις ακροδεξιών ομάδων  και στερούμενοι κάθε πρόσβαση σε υγειονομικές υποδομές.

Δεν θα ανεχτούμε οι πρόσφυγες να θεωρούνται αναξιοβίωτες υπάρξεις, στις οποίες οι αρχές  μπορούν ανά πάσα στιγμή ατιμωρητί να στερούν τα πιο στοιχειώδη δικαιώματα ακόμη και την ίδια τους την ζωή. Υψώνουμε τη φωνή μας για να απαιτήσουμε από τις ευρωπαϊκές αρχές και κυβερνήσεις την άμεση εκκένωση της Μόριας και το κλείσιμο όλων των στρατοπέδων προσφύγων στην Ελλάδα, καθώς και τη μεταφορά των εκεί διαμενόντων σε ευρωπαϊκές πόλεις, κρατίδια και κοινότητες που δηλώνουν έτοιμες να τους υποδεχτούν.

ΤΩΡΑ, όχι αύριο.

Διακυβεύεται η αξιοπρέπεια, η ασφάλεια και η ζωή δεκάδων χιλιάδων ανθρώπων, αλλά και η αξιοπρέπεια όλων μας.

Ενάντια στις πολιτικές εγκλεισμού και ποινικοποίησης των προσφύγων, είναι παραπάνω από επείγον να οικοδομήσουμε έναν κόσμο «ενιαίο», κοινό σε όλους. Διαφορετικά ο καθένας από εμάς κινδυνεύει ανά πάσα στιγμή να βρεθεί στην επισφαλή έως και θανατηφόρα πλευρά της συνοριακής γραμμής.

Άμεση ΕΚΚΕΝΩΣΗ της νέας Μόριας στο Καρά Τεπέ!

ΜΕΤΑΦΟΡΑ όλων των προσφύγων και των αιτούντων άσυλο που το επιθυμούν σε ευρωπαϊκές πόλεις έτοιμες να τους υποδεχτούν!


Deutsche Version ***

SOFORTIGE EVAKUIERUNG VON MORIA

In einer Zeit, in der 12.500 Geflüchtete und Asylsuchende obdachlos auf den Straßen und Hügeln von Lesbos umherirren; wo die durch den Brand in Moria vergifteten und verletzten Personen von der Polizei daran gehindert werden, das Krankenhaus in Mytilene zu erreichen; wo Solidaritätsgruppe und NGOs, die die Geflüchteten mit dem Allernötigsten versorgen wollen, von Ordnungskräften blockiert oder von rechtsextremen Gruppen attackiert werden; wo die einzige Antwort der griechischen Regierung auf diesen Notstand, die Betonung der nationalen Sicherheit darstellt

– in dieser Zeit können wir als europäische und Weltbürger*innen nicht länger schweigen.

Das Feuer im Flüchtlingslager von Moria kann weder als Unfall noch als Verzweiflungstat angesehen werden. Es ist das unvermeidliche und vorhersehbare Ergebnis einer europäischen Politik, die Zehntausende von Geflüchteten unter unmenschlichen Bedingungen auf den griechischen Inseln festhält. Es ist das Ergebnis einer Politik der griechischen Regierung, die – anstatt wirksame Maßnahmen gegen die Ausbreitung von Covid-19 in den Hotspot-Lagern zu ergreifen – seit sechs Monaten nicht anderes macht, als die Bewegungsfreiheit der Bewohner*innen massiv einzuschränken. Letzte Woche wurde das Lager dann vollständig abgeriegelt – obwohl die Wirksamkeit einer Kollektivquarantäne mehr als fragwürdig ist. Positiv getesteten Menschen wurde angedroht, 24 Stunden pro Tag in einem Container eingeschlossen zu bleiben. Diese Bedingungen führten geradewegs in die Katastrophe.

Diese untragbare Situation, eine Schande für Europa, darf keinen weiteren Tag mehr andauern.

Die sofortige Evakuierung Morias und die Umsiedlung der Bewohner*innen in aufnahmebereite europäische Städte, ist mehr als dringlich. Dasselbe gilt für alle anderen Lager auf den griechischen Inseln und auf dem Kontinent – auch angesichts der Absicht der griechischen Regierung, nicht nur die Hotspot-Lager, sondern alle anderen Aufnahmestrukturen in geschlossene Camps umzuwandeln. Diese Gefängnislager sollen doppelt umzäunt und mit Sicherheitstechnologien wie elektronischen Toren ausgestattet werden. Was wäre passiert, wenn das Feuer in Moria in so einem stacheldrahtumzäunten Lager ausgebrochen wäre, dessen Ausgänge durch elektrische Tore blockiert gewesen wären? Um wie viele Tausende von Toten müssten wir heute trauern?

Wir dürfen Zehntausende Menschen, deren einziges „Verbrechen“ darin besteht, internationalen Schutz zu suchen, nicht dieser vermeintlichen Ordnungs-Politik überlassen, welche die Sicherheit der Menschen und ihr Leben einer extremen Gefahr aussetzt. Die griechische Regierung ist im Namen der Verteidigung der europäischen Grenzen und der nationalen
Sicherheit nicht nur der Meinung, dass sie mit systematischen Pushbacks in der Ägäis und an der Landes-Grenze am Evros gegen das Völkerrecht verstoßen darf; Sie ist auch strikt gegen jeden Transfer der Opfer des Brandes in Moria auf das Festland. Abgesehen von der Überstellung von 406 unbegleiteten Minderjährigen will die Regierung Mitsotakis die Lagerbewohner*innen für das Feuer „bestrafen“ und sie auf der Insel festhalten! 12.500 Geflüchtete sind dadurch in akuter Gefahr und ohne jegliche Lebensgrundlage wie ausreichend Essen oder Zugang zu sanitären Einrichtungen den Angriffen rechtsextremer Gruppen ausgesetzt.

Wir können nicht tolerieren, dass Geflüchtete aller Rechte beraubt werden, dass sie auf Nicht-Personen reduziert werden. Schließen wir uns den Stimmen an, die von den europäischen Behörden und unseren Regierungen die sofortige Evakuierung Morias und aller Lager in Griechenland fordern sowie die dringende Evakuierung ihrer Bewohner*innen in aufnahmebereite europäischen Städte und Gemeinden.

JETZT und nicht morgen.

Die Würde und das Leben von Zehntausenden von Menschen stehen auf dem Spiel, aber auch die Würde von uns allen.

Gegen die Politik der Ausgrenzung und Kriminalisierung von Geflüchteten ist es mehr als dringlich, eine allen gemeinsame Welt aufzubauen. Andernfalls riskiert jede*r von uns, einmal auf der falschen Seite der Grenze zu stehen.

SOFORTIGE EVAKUIERUNG VON MORIA!
AUFNAHME aller Bewohner*innen, die dies wünschen, in die aufnahmebereiten europäischen Städte!


Versión italiana***

APPELLO PER L’EVACUAZIONE IMMEDIATA DI MORIA

In un momento in cui 12.500 rifugiati e richiedenti asilo si trovano a vagare senza dimora per le strade e le colline di Lesbo, quando a coloro che soffrono delle inalazioni di fumo e delle bruciature provocate dall’incendio a Moria viene impedito dalla polizia di raggiungere l’ospedale a Mitilene, quando i gruppi di solidarietà che portano beni di prima necessità vengono bloccati dalle autorità o attaccati da gruppi di estrema destra, quando l’unica risposta del governo greco a questa emergenza è il riaffermare il principio della sicurezza nazionale,

noi, come cittadini europei e del mondo, non possiamo rimanere in silenzio.

Il fuoco che ha devastato il campo rifugiati di Moria non può essere considerato né un incidente né il risultato di un’azione disperata da parte di chi vive nel campo. È l’inevitabile e prevedibile risultato di una politica europea che confina decine di migliaia di rifugiati in condizioni inumane in queste isole greche. È il risultato della strategia del governo greco che, invece di adottare misure efficaci contro la diffusione del Covid-19 negli “hostspot”, ha grandemente limitato negli ultimi mesi la mobilità degli abitanti del campo. Oltre a questo confinamento prolungato, è stato imposto una settimana fa un lock-down totale i cui effetti sulla salute di chi sta nel campo sono più che problematici, mentre le persone risultate positive al test per il virus sono state obbligate a rimanere rinchiuse in un capanno per 24 ore al giorno. Queste tremende condizioni hanno direttamente portato al disastro.

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Questa situazione intollerabile, che è una vergogna per l’Europa, non può continuare neppure per un altro giorno.

L’immediata evacuazione di Moria e il trasferimento dei suoi abitanti nelle diverse città europee già pronte ad accoglierli è una questione di estrema urgenza. Lo stesso vale per tutti gli altri campi nelle isole greche e nel continente. Vale la pena ricordare che il governo greco ha già incominciato i lavori per trasformare non solo gli hotspot ma ogni centro d’accoglienza sulla terraferma in strutture chiuse circondate da una doppia recinzione e cancelli di sicurezza. Cosa sarebbe successo se l’incendio di Moria fosse divampato in un campo circondato da un doppio reticolato di filo spinato con le uscite sbarrate? Quante migliaia di morti staremmo piangendo oggi?

Non lasciamo decine di migliaia di persone, il cui unico crimine è aver fatto domanda di protezione internazionale, alla mercé di una politica preoccupata solo della sicurezza, che minaccia la loro sicurezza e la loro vita. Il governo greco, in nome della difesa dei confini europei e della sicurezza nazionale, non solo si sente autorizzato a violare il diritto internazionale con respingimenti sistematici nel mar Egeo e al confine di Evros, ma proibisce anche i trasferimenti delle vittime dell’incendio di Moria nel continente. Ancor di più, fatta eccezione per il trasferimento di 406 minori non accompagnati nel nord della Grecia, il governo Mitsotakis intende “punire” gli abitanti del campo per l’incendio impedendo loro di lasciare Lesbo! Il governo greco e le autorità locali stanno creando una zona di guerra a Lesbo, nel mezzo dell’Europa.

L’unico target di questa guerra sono i rifugiati. 12.500 persone si trovano ora in pericolo, private dell’accesso a strutture sanitarie ed esposti agli attacchi di gruppi di estrema destra. Non tollereremo una situazione in cui i richiedenti asilo sono privati dei loro diritti e ridotti allo stato di non-persone. Uniamoci, per esigere dalle autorità europee e dai nostri governi l’immediata evacuazione di Moria e di tutti gli altri campi in Grecia, e il tempestivo trasferimento dei loro abitanti nelle cittadine europee che si sono date disponibili ad accoglierli.

ORA e non domani.

La dignità e la vita di decine di migliaia di persone sono in gioco, ma anche la dignità di ciascuno di noi.

Contro le politiche di esclusione e criminalizzazione dei rifugiati, è estremamente urgente costruire un “unico” mondo, comune a tutti. Altrimenti tutti noi rischiamo, in ogni momento, di trovarci dal lato sbagliato del confine.

Evacuazione di Moria ora!

Trasferimento di tutti coloro che lo desiderino nelle città europee pronte ad accoglierli!


Versión en español***

EXIGENCIA POR LA EVACUACIÓN INMEDIATA DE MORIA

En un momento en el que 12,500 refugiados y solicitantes de asilo vagan sin hogar por las carreteras y las colinas de Lesbos, en el que los que sufren por la inhalación de humo y quemaduras por el fuego en Moria son impedidos por la policía para llegar al hospital de Mitilene; en el que los grupos de solidaridad que traen artículos de primera necesidad son bloqueados por las autoridades o atacados por grupos de extrema derecha; en el que la única respuesta del gobierno griego a esta emergencia es una afirmación de la seguridad nacional,

Nosotrxs, como ciudadanxs europeos y ciudadanxs del mundo, no podemos permanecer más tiempo en silencio.

El incendio que asoló el campo de refugiados de Moria no puede considerarse ni un accidente ni el resultado de una acción desesperada por parte de quienes viven en el campo. Es el resultado inevitable y previsible de la política europea que confina a decenas de miles de refugiados a condiciones inhumanas en estas islas griegas. Es el resultado de la estrategia del gobierno griego que, en lugar de tomar medidas eficaces contra la propagación de COVID-19 en “puntos calientes”, durante los últimos seis meses ha impuesto límites extremadamente severos a la circulación de los habitantes del campo.

Además de este confinamiento prolongado, hace una semana se impuso un bloqueo total cuyos efectos sobre la salud de los habitantes del campamento son más que problemáticos, mientras que a las personas que dieron positivo en las pruebas del virus se les ordenó que permanecieran encerradas en un cobertizo las 24 horas del día. Estas terribles condiciones provocaron directamente el desastre.

No se puede permitir que esta situación intolerable, que es una vergüenza para Europa, continúe ni siquiera un día más.

La evacuación inmediata de Moria y el traslado de sus habitantes a las distintas ciudades europeas dispuestas a acogerlos es un asunto de extrema urgencia. Lo mismo ocurre con todos los demás campos de las islas griegas y del continente. Vale la pena recordar aquí que el gobierno griego ya ha comenzado a trabajar para transformar no sólo los puntos calientes sino todos los centros de recepción del continente en instalaciones cerradas, rodeadas por dobles vallas y equipadas con puertas de seguridad.

¿Qué habría pasado si el fuego en Moria hubiera ocurrido en un campo rodeado por un doble juego de alambres de púas con salidas bloqueadas? ¿Cuántos miles de muertos estaríamos llorando hoy?

No dejemos a decenas de miles de personas cuyo único delito es haber pedido protección internacional, a merced de una política que sólo se preocupa por la seguridad y que amenaza su seguridad e incluso sus vidas. El gobierno griego, en nombre de la defensa de las fronteras europeas y de la seguridad nacional, no sólo se considera autorizado a violar el derecho internacional con retrocesos sistemáticos en el mar Egeo y en la frontera de Evros, sino también prohibiendo todo traslado de las víctimas del incendio de Moria al continente.

Aparte del traslado de 406 menores no acompañados al norte de Grecia, el gobierno de Mitsotakis pretende “castigar” a los residentes del campamento por el incendio impidiéndoles salir de Lesbos! El gobierno griego y las autoridades locales están creando una zona de guerra en Lesbos, en el centro de Europa, y el único objetivo de esta guerra son los refugiados.

12, 500 personas están actualmente en peligro, privados de todo acceso a las instalaciones sanitarias y expuestos a los ataques de los grupos de extrema derecha.

No toleraremos una situación en la que los solicitantes de asilo sean privados de todos sus derechos y reducidos a la condición de no personas.

Unámonos para exigir a las autoridades europeas y a nuestros gobiernos la evacuación inmediata de Moria y de todos los demás campos de Grecia, así como el traslado urgente de sus residentes a las ciudades y pueblos europeos que lo han solicitado.

AHORA y no mañana.

La dignidad y las vidas de decenas de miles de personas están en juego, pero también la dignidad de cada unx de nosotrxs.

Contra las políticas de exclusión y criminalización de lxs refugiadxs, es extremadamente urgente construir “un” mundo, común a todos. De lo contrario, todos corremos el riesgo, en cualquier momento, de encontrarnos en el lado equivocado de la frontera.

EVACUACIÓN de Moria AHORA!

TRASLADO de todos sus habitantes que expresan su deseo a las ciudades europeas dispuestas a acogerlos!


 

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Initiated by a collective of researchers and intellectuals. Supported by kritnet   |   Initié par un collectif de chercheurs et d’intellectuels. Soutenu par kritnet   |   Μια πρωτοβουλία διανοούμενων και ακαδημαϊκών. Με την υποστήριξη του kritnet   |   Initiiert von einem Kollektiv europäischer Wissenschaftler*innen und Intellektuellen, unterstützt von kritnet (Netzwerk für kritische Migrations- und Grenzregimeforschung)   |   Iniziato da un collettivo di ricercatori e intellettuali. Sostenuto da kritnet| Iniciado por un colectivo de investigadores e intelectuales. Apoyado por kritnet

***

First signatures | Premières signatures | Πρώτες υπογραφές | Erste Unterschriften | Prime firme | Primeras firmas

Organisations | Associations | Οργανώσεις | Organisationen | Organizzazioni | Organizaciones

  • Afrique-europe-interact
  • Antenne Migranti
  • Bonem e.V – Bochumer Netzwerk Migrantenorganisationen
  • Carta Academica
  • Cenî – Kurdisches Frauenbüro für Frieden e.V
  • Center for Migration, Education and Cultural Studies (CMC), Carl von Ossietzky Universität Oldenburg
  • Collectif de soutien de l’EHESS aux sans-papiers et aux migrant-es (LDH)
  • Cross border solidarity Vienna
  • Demokratisch kurdisches Gesellschaftzentrum Münster e.V.
  • Deutsches-kurdisches Kulturhaus e.V. Bonn
  • Deutsch kurdischer Freundekreis Senden e.V.
  • Fachgruppe Flucht, Migration Rassismus- und Antisemitismuskritik in der Deutschen Gesellschaft für Soziale Arbeit (DGSA)
  • Forum Civique Européen – Europäsisches BürgerInnen Forum – European Civic Forum
  • Groupe d’information et de soutien aux immigrés -GISTI
  • Kon-Med – Konföderationen der Gemeinschaften Kurdistans in Deutschland e.V.
  • Kritnet, The European Network for Critical Migration and Border Regime Studies
  • Migration-Control.Info
  • Migration_miteinander  e.V.
  • Migreurop –observatoire des frontières Moveurope!
  • Moveurope!
  • Münchner Flüchtlingsrat
  • Netzwerk (rassismus)kritische Migrationsforschung, Repräsentation, Community und Empowerment, Universität Bremen
  • Netzwerk Rassismuskritische Migrationspädagogik Polizeiklasse
  • Pro Asyl
  • Schweizerische Flüchtlingshilfe SFH, Organisation suisse d‘aide aux réfugiés OSAR, Swiss Refugee Council OSAR
  • Sea-Watch e.V.
  • Solinetz Basel
  • transform! Europe
  • Unia Migration Schweiz
  • YJK-E – Verband von Frauen aus Kurdistan in Deutschland e.V.
Read also:
Refugees: The Bright And Dark Sides Of Modern Germany

 

People | Personnes | Άτομα | Personen | Persone | Personas

  • Giorgio  Agamben, Philosopher
  • Michel Agier, Directeur d‘études à l‘EHESS
  • Philippe Aigrain, Writer and Publisher
  • Tewfik Allal, Militant Associatif
  • Judith Altrogge, University of Osnabrück
  • Ilker Ataç, Professor, FB Sozialwesen, Hochschule Fulda
  • Fatoş Atali-Timmer, University of Oldenburg
  • Athena Athanasiou, Professor of Social Anthropology, Panteion University, Greece
  • Alain Badiou, Philosophe, Dramaturge, Romancier
  • Leonie Bahl, Eco-Social Designer
  • Etienne Balibar, Professeur émérite de philosophie, Université de Paris-Ouest
  • Eduardo Barberis, Associate Professor in Sociology, University of Urbino Carlo Bo
  • Harald Bauder, Professor, Ryerson University
  • Tarek Ben Hiba, ancien Conseiller Régional Ile-de-France
  • Karima Benbrahim, Leiterin IDA-NRW
  • Regina F. Bendix, University of Göttingen
  • Sebastian Benedikt, University of Göttingen
  • Alexandra Berger, Europa-University Flensburg
  • Sophie Bessis, Associate Researcher IRIS
  • Beate Binder, Humboldt University Berlin
  • Ulrich Brand, University of Vienna
  • Wendy Brown, Class of 1936 Chair, University of California, Berkeley
  • Prof. Dr. Herbert Brücker, Direktor, Berliner Institut für Integrations- und Migrationsforschung // BIM
  • Judith Butler, Maxine Elliot Professor, University of California, Berkeley
  • Claude Calame, Directeur d’études, EHESS, Paris
  • Gülay Çağlar, Freie Universität Berlin
  • Céline Cantat, Sciences Po Paris
  • María do Mar Castro Varela, Alice Salomon University of Applied Science, Berlin
  • Marie-Claire Caloz-Tschopp, Genève
  • Emilio De Capitani, former Secretary of the Civil Liberties Committee of the European Parlement
  • Patrick Chamoiseau, Writer
  • Zeineb Ben Said Cherni, Professor emerit. University of Tunis
  • Dimitirs Christopoulos, Professor at the Department of Political Science and History of Panteion University
  • Anastasia Christou, Associate Professor of Sociology, Middlesex University, London, UK
  • Alfonsina Ciccarelli
  • Marie Cosnay, Writer
  • Alexis Cukier, Philosopher, University of Poitiers
  • Paolo Cuttitta, University Sorbonne Paris Nord
  • Nolywé Delannon, Professeure de gestion internationale , Université Laval, Québec
  • Eugénie Delval – FNRS Researcher at Université libre de Bruxelles
  • Samia Dinkelaker, Institute for Migration Research and Intercultural Studies, University of Osnabrück
  • Cloé Drieu, Chargée de recherche CNRS, co-directrice adjointe du CETOBaC
  • Costas Douzinas, Université de Londres
  • Jean-Numa Ducange, Professeur d‘histoire contemporaine, Université de Rouen
  • Dr. Franck Duvell, head of the migration department at the German Centre for Integration and Migration Research (DeZIM)
  • Moritz Ege, Universitaet Goettingen
  • Annie Ernaux, Ecrivaine
  • Jean-Louis Fabiani, Directeur d‘études à l‘EHES
  • Alexa Färber, University of Wien
  • Didier Fassin, Professor at the Institute for Advanced Study de Princeton
  • Éric Fassin, Sociologist, Université Paris 8
  • Marcello Di Filippo, Professor of International Law
  • Prof. Dr. Naika Foroutan, Direktorin Berliner Institut für Integrations- und Migrationsforschung // BIM
  • Glenda Garelli, University of Leeds
  • Nicholas de Genova
  • Natacha Godreche
  • Daniel Gyollai, Glasgow Caledonian University
  • Virginie Guirodon, Research Director, CNRS
  • Serge Gutwirth, Professor of Human Rights, Vrije Universiteit Brussel
  • Zana Hanifi, Women Refugee Route
  • Bozarslan Hamit
  • Lisa-Marie Heimeshoff, Institute for Migration Research and Intercultural Studies, University of Osnabrück
  • Pierre Henry President de France Fraternités ( ancien DG de france terre d’asile )
  • Sabine Hess, Director of the Göttingen Center for Global Migration Studies
  • John Holloway, Benemérita Universidad Autónoma de Puebla
  • Lena Imeraj,Vrije University Brussel
  • Ahmet Insel, Prof. em. Galatasaray University
  • Maja Ivačič, no-border activist and social worker
  • Rada Iveković, Professor Philosophy, Paris
  • Leonie Jegen, Arnold Bergsträsser Institut
  • Mariska Jung, PhD Researcher, EDGE – Evaluating Democratic Governance in Europe, RHEA – Centre for Research on Gender Diversity and Intersectionality
  • Karla Kästner, migration_miteinander e.V.
  • Yasemin Karakasoglu, University of Bremen
  • Ismail Doga Karatepe, Universität Kassel, Wissen am Stern
  • Pierre Khalfa, Fondation Copernic
  • Maria Kakogianni, Enseignante de philosophie à Paris 8 et Paris-Diderot
  • Lena Karamanidou, Research Fellow, Glasgow Caledonian University
  • Sophie Klimis, Professeure ordinaire de philosophie Vice-Doyenne à la recherche de la faculté de droit, Université Saint-Louis-Bruxelles
  • Felix Kolb, Vorstand Campact e.V.
  • Chloe Kolyri, Psychiatre-Psychanalyste
  • Marcus Koopmann, Atelier für Gestaltung
  • Veronika Kourabas, University of Bielefeld
  • Prof. Dr Reinhart Kössler, Berlin
  • René Kreichauf, Freie Universität Berlin
  • Niki Kubaczek
  • Andrej Kurnik, University of Ljubljana
  • Kostadinka Kuneva, MEP 2014-2019 GUE/NGL
  • Rahel Kunz, Université de Lausanne
  • Serkis Cengiz Kurumlu, Digital Communications & Visual Production
  • Manager
  • Cécile Lavergne, Philosophie sociale et politique, University of Lille
  • Henrik Lebuhn, Humboldt University of Berlin
  • Ilse Linz, Universität Bochum
  • Ulrike Lingen, Universität Oldenburg
  • Camille Louis, Dramaturge, Enseignante en philosophie à l‘Université Paris 8
  • Michael Löwy, Research Director emer., CNRS
  • Peter Mackridge, Emeritus Professor of Modern Greek, University of Oxford
  • Danijela Majstorovic
  • Rossella Marino, PhD Candidate, UNU-CRIS, University of Gent
  • Eirini Markidi, Psychologist
  • Gustave Massiah, Membre du Conseil International du Forum Social Mondial
  • Katerina Matsa, Psychiatrist
  • Sandro Mezzadra, University of Bologna
  • Savvas Michael, Writer
  • Philipp Misselwitz, Professor of International Urbanism and Design, Institute of Architecture, Technical University Berlin
  • Marta Stojić Mitrović, Institute of Ethnography of the Serbian Academy of Sciences and Arts
  • Caterina Molinari, PhD Researcher, KU Leuven
  • Warren Montag, Occidental College, Los Angeles
  • Rosalind C. Morris, Professor, Department of Anthropology, Columbia University
  • Bertrand Ogilvie, Psychanalyste, Professeur de philosophie/Université de Paris 8, Président du Comité scientifique du Collège international de Philosophie
  • Adi Ophir, Professeur invite des humanités, Brown Université, Professeur émérite, Université de Tel Aviv
  • Peter Osborne, Professor of Modern European Philosophy, Kingston University London
  • Ceren Özselçuk, Boğaziçi University, Istanbul
  • Esra Ozyurek, European Institute, London School of Economics and Political Science
  • Daniela Padoan, Writer
  • Xavier Papaïs
  • Stephanos Pesmazoglou, Professor Emeritus Panteion University, Athens
  • Lorenzo Pezzani, Goldsmiths University of London
  • Sylvie Postel-Vinay
  • Francesco Della Puppa, University Ca‘ Foscari Venezia
  • Federica dalla Pria, PhD, Antenne Migranti
  • Karima Qias, Author and former inhabitant of Moria
  • Mathieu Potte-Bonneville, Philosopher, Centre Pompidou
  • Arifuzzaman Rajon, University of Padua
  • Dan Van Raemdonck, Université libre de Bruxelles / Vrije Universiteit Brussel
  • Maple Rasza, Associate Professor of Global Studies, Colby College
  • Paola Regina, International Lawyer
  • Judith Revel, Philosopher, University of Paris Nanterre
  • Michèle Riot-Sarcey, Historienne
  • Bruce Robbins, Columbia University
  • Zeynep Sahin Mencutek, Senior Research Associate, Ryerson University, CERC in Migration and Integration, Alexander von Humboldt Experienced Research Fellow
  • Christian Salmon, Writer Diogo Sardinha, Philosopher
  • Diego Sardinha, Philosopher
  • Marinos Sariyannis, Research Director, Dept. of Ottoman History, Institute for Mediterranean Studies/FORTH
  • Jane Sautière, Writer
  • Marjolein Schepers, Vrije Universiteit Brussel
  • Caroline Schmitt, University of Mainz
  • Patricia Schor, Radboud University Nijmegen
  • Christoph H. Schwarz, Fellow, Institut für Sozialforschung Frankfurt
  • Helen Schwenken, Institut für Migrationsforschung und Interkulturelle Studien (IMIS), University of Osnabrück
  • Pinar Selek, enseignante-chercheuse- Département de Sociologie- UCA
  • Lynne Segal, Anniversary Professor, Psychosocial Studies, Birkbeck, University of London
  • Seckin Sertdemir Ozdemir, Visiting Fellow, European Institute, London School of Economics and Political Science
  • Guillaume Sibertin-Blanc, Professor, Philosophy, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis
  • Didier Sicard, ancien Président du Comité consultatif national d’éthique de France
  • Nikos Sigalas, Historien
  • Athena Skoulariki, Assistant Professor, University of Crete
  • Vicky Skoumbi, directrice de programme au Collège International de Philosophie
  • Boaventura Sousa Santos, Centro de Estudos Sociais, University of Wisconsin-Madison
  • Susanne Spindler, Hochschule Düsseldorf
  • Barbara Spinelli, Journalist
  • Elsa Stamatopoulou, Columbia University
  • Anna Steigemann, Assistant Professor, Habitat Unit, Chair of International Urbanism and Design Institute for Architecture, TU Berlin
  • Martina Tazzioli, Lecturer in Politics, Goldsmiths, University of London
  • Nilgun Toker, Professor, İzmir, Turquie
  • Sorana Toma, Assistant Professor in Migration and Refugee Studies, Ghent University
  • Sibel Top, Vrije Universiteit, Brussel
  • Odile Tourki
  • Peter Teunissen, Freie Universität Berlin
  • Florian Trauner, Professor, Vrije Universiteit Brussels
  • Maryse Tripier, Professor emer. of Sociology, Université Paris Diderot
  • Marie Trossat, Architect and Urban Sociologist, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne
  • Vassilis S. Tsianos, University of Kiel
  • Marie Tuley, University of Sussex
  • Julia Van Dessel, Researcher, Université libre de Bruxelles
  • Eleni Varikas, Professor emer. Université Paris 8
  • Dimitris Vergetis, Psychanalyste, directeur de la revue grecque αληthεια
  • Marie-Christine Vergiat, vice-Présidente de la LDH, Députée européenne de 2009 à 2019
  • Marion von Osten, Center for Postcolonial Knowledge and Culture, Berlin
  • Zoran Vuckovac
  • Evelien Wauters, Researcher, KU Leuven Centre for Global Governance Studies
  • Dr.Christa Wichterich, Femme-Global
  • Lorenz Wiese, Centre for Human Rights Erlangen-Nürnberg, FAU Erlangen-Nürnberg
  • Gisela Welz, University of Frankfurt
  • Frieder Otto Wolf, Freie Universität Berlin
  • Frank Wolff, Historian (IMIS, Osnabrück University)
  • Franzisca Zanker, Arnold Bergstraesser Institute
  • Thodoris Zeis, Lawyer
  • Dr Jelka Zorn, University of Ljubljana

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