“Nous ne vivons pas au Moyen-Âge !” Une nouvelle crise grecque

Feb. 27, 2021

“Nous ne vivons pas au Moyen-Âge” écrit aujourd’hui dans son article le président de l’Union des juges et procureurs grecs Christoforos Sevastakis. Il répondait à une minorité au sein du Conseil de l’Union qui critiquait les juges et procureurs grecs pour leur annonce, par laquelle ils demandent au gouvernement grec de satisfaire la demande du gréviste de la faim Dimitris Koufontinas et ainsi de lui sauver la vie. La demande de Koufontinas est l’application de la loi dans son cas !

Le président des juges et procureurs grecs se trompe probablement. Nous vivons au Moyen-Âge !

Dimitris Koufontinas, 63 ans, déjà en prison depuis deux décennies, fait une grève de la faim et de la soif pour demander l’application de la loi dans son cas. La dernière loi sur la détention des terroristes, d’une constitutionnalité douteuse, votée spécialement pour le punir, prévoit explicitement son transfert à la prison de Korydallos. Mais le gouvernement a refusé d’appliquer même la loi votée par lui et d’envoyer Koufontinas à la prison de haute sécurité de Domokos.

En conséquence, Koufontinas a entamé une grève de la faim et depuis quelques jours, il refuse également de s’approvisionner en eau. Selon l’annonce faite aujourd’hui par le directeur de l’hôpital de Lamia, son état de santé s’est déjà gravement détérioré.

S’adressant au Parlement il y a deux jours, Yanis Varoufakis a laissé entendre que derrière les politiques du ministre grec de l’ordre public Chrysochoïdes n’est autre que Geoffrey Pyatt, ambassadeur des États-Unis en Grèce, ancien ambassadeur à Kiev pendant le coup d’État et la guerre civile qui a suivi.

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Nous ne pouvons pas exclure que toute cette histoire ait été conçue comme une provocation afin de provoquer une explosion de la jeunesse grecque et ensuite de la réprimer, de terroriser tout le monde et d’instituer un régime d’urgence, pour pouvoir faire face à la situation économique et à l’explosion sociale qui s’annonce.

Ce n’est pas le gouvernement grec qui p;annifie cela. Il n’ en est même pas capable.

C’est l’ “Internationale” informelle des services secrets et des ministères de l’ordre public des pays européens qui veut probablement agir maintenant de manière proactive et qui impose le même type de mesures autoritaires à divers pays européens, comme la France, l’Espagne, la Grèce.

Le précédent coup d’État contre la démocratie en Europe a également commencé en Grèce en 2010 en utilisant les banques, la BCE et le FMI. Maintenant, nous passons probablement à l’étape suivante de la guerre contre la démocratie européenne, avec un recours important à des moyens plus traditionnels.

Dimitris Konstantakopoulos