Banques Grecques: Fermeture de 800 agences et licenciement de 8000 employés

Selon le site Keep On Talking Greece, les banques grecques sont obligées de licencier 8 000 personnes et de fermer 800 succursales dans tout le pays. Le mécanisme de surveillance unique de la Banque centrale européenne ne cesse de rappeler aux banques grecques qu’elles doivent procéder à une réduction drastique des coûts opérationnels au plus tôt.
Ce n’est que récemment que le SSM a renvoyé un plan présenté par une banque grecque car il n’incluait pas le nombre suffisant de réductions de personnel, a rapporté dimanche le journal Imerisia.

Les banques grecques devront changer de structure, de logique et de politique, entrer dans l’ère numérique, réduire leurs coûts opérationnels et se débarrasser de 8 000 employés au total.

Les fusions de 2016-2017 ont créé des super banques avec un grand nombre de succursales et un nombre considérable de personnel. 5 500 à 6 000 membres du personnel devront partir par exemple pour seulement deux banques.

“Les banques vont souffrir ce que le monde des affaires a subi ces dernières années: d’importantes réductions du nombre de travailleurs”, a déclaré un banquier au journal.
Les banques tentent de rendre l’exode volontaire attrayant pour le personnel avec des primes. Cependant, le programme de sortie volontaire ne donne pas les résultats escomptés.

Avant la crise économique, les primes allaient de 400 000 € à 500 000 € , contre 180 000 € environ maintenant pour les cadres et beaucoup moins pour le personnel ordinaire.
En outre, l’âge des employés de banque est tombé à 40 ou 45 ans après le départ en retraite anticipée de nombreuses personnes dans les années de crise.

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Un employé de banque âgé de 40 à 45 ans abandonnera difficilement son emploi s’il est tout à fait douteux qu’il puisse obtenir un emploi avec un revenu similaire ailleurs, note le journal.

Les banques devront probablement adopter d’autres solutions pour supprimer les effectifs en surnombre, mais avec des résultats incertains.

Le mois dernier, la banque du Pirée a bien proposé à son syndicat d’organiser un congé sabbatique de 12 mois sans rémunération. le syndicat a rejeté la proposition par crainte de perdre définitivement leur emploi.

La pression pour les petites banques numériques est cependant élevée.

Le président de la Banque nationale de Grèce, Nikos Karamouzis, a récemment déclaré que les quatre banques systémiques devront investir 3 milliards d’euros pour les nouvelles technologies qui les mèneront à leur transformation numérique.

«Cette transformation est impérative et est prévue dans les plans de restructuration approuvés par le SSM», car les nouvelles technologies ne cessent de gagner du terrain.
Les banques grecques devront procéder aux changements au cours des 18 prochains mois et chaque banque systémique ne comptera pas plus de 250 à 300 agences.

Selon les statistiques de l’Union bancaire grecque (EET), à la fin de 2017, les quatre banques systémiques disposaient d’un réseau de 1972 succursales.

Fin 2017:
Piraeus Bank comptait 12 848 employés et 622 agences
Banque Nationale: 9 970 employés et 485 agences
Alpha Bank: 8 431 employés et 469 agences
Eurobank: 8.026 employés et 396 agences.

En 2017, le nombre d’employés au Pirée, à Ethniki, à Alpha, à Eurobank, à Attica et à HSBC s’élevait à 40 317 et le réseau à 2 042 agences. En 2016, les chiffres correspondants étaient de 41 119 personnes et 2 206 succursales. En 2011, avant le début des fusions, le groupe comptait 56 042 employés et 3 565 succursales, précise le journal imerisia.

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