Voix du Seigneur, « État profond » et Israel

Une plongée au sein de l’Internationale des Chrétiens évangéliques, un retour sur le mois de septembre 1970 en Jordanie et au Chili, ainsi qu’un hommage au pouvoir diplomatique avec Marc Endeweld, qui a enquêté pendant un an pour savoir qui pilote vraiment le Quai d’Orsay.

Voix du Seigneur et « État profond »

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Rembrandt. — « Le Christ dans la tempête sur la mer de Galilée », 1633.

Écouter le podcast du « Diplo »

par Le Monde diplomatique
Épisode 7. On s’arrête, on réfléchit.
Par Thibault Henneton. Réalisation : Yoko.
Avec Jean-Michel Dumay. Habillage : Martin Delafosse.
17:26

L’Internationale réactionnaire
Avec Anne Vigna

Feuilleter les 28 pages du numéro de septembre, c’est s’intéresser aux mercenaires en Libye, à l’anorexie mentale ou à la vie des forêts. Mais c’est surtout s’acheter une place au paradis.

De São Paolo à Séoul, d’Abuja à Houston, une doctrine et des rituels communs rassemblent des foules de protestants évangéliques dans des centaines d’Églises. Avec plus de 660 millions de membres, elles constituent l’une des forces politiques les plus puissantes et les plus structurées de la planète.

L’internationale réactionnaire

par Akram Belkaïd et Lamia Oualalou
De São Paolo à Séoul, d’Abuja à Houston, une doctrine et des rituels communs rassemblent des foules de protestants évangéliques dans des centaines d’Églises. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ce courant a prospéré sur un terrain fertile, auquel il a longtemps offert un bras (…)
10:22 • Lu par Arnaud Romain
Extrait de 50 secondes. Identifiez-vous pour écouter l’intégralité de cet article.

Dans ce dossier, on lit notamment Anne Vigna au sujet de Record TV, deuxième chaîne de télévision du Brésil en audience et propriété d’Edir Macedo, fondateur de l’Église universelle du royaume de Dieu, présente dans 95 pays, mais aussi d’une banque… et d’un parti politique.

«C’est le seul Brésilien qui a ce pouvoir là»

Sous son allure ascétique, M. Macedo, 75 ans, est en réalité un redoutable homme d’affaires (…). En 1977, lorsqu’il crée son premier temple dans une ancienne société de pompes funèbres, M. Macedo cherche très vite à se doter d’une émission à la radio, puis à passer à la télévision, pour attirer les fidèles. En 1989, il rachète Record TV, créée en 1953 mais endettée et mal gérée, en mettant ses fidèles à contribution pour rassembler les 45 millions de dollars nécessaires.

Pendant ce temps, en Corée du Sud.

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Les évangéliques sud-coréens dans l’arène politique

par Kang In-cheol
Au printemps 2020, alors que la pandémie de Covid-19 menaçait de s’étendre en Corée du Sud, les évangéliques conservateurs ont poursuivi leurs rassemblements quotidiens pour réclamer la démission du gouvernement et ont refusé de mettre fin aux cérémonies religieuses en passant aux (…)
19:36 • Lu par Arnaud Romain
Extrait de 50 secondes. Identifiez-vous pour écouter l’intégralité de cet article.

En 1945, lorsqu’elle fut libérée de l’occupation japonaise, la Corée du Sud comptait 100 000 protestants. En 2015, ils étaient près de 10 millions, soit près d’un Coréen sur cinq.

La plupart sont très liés aux conservateurs américains : plus de 4 000 Églises protestantes sud-coréennes existent aux États-Unis.

Pas étonnant qu’évangéliques américains et sud-coréens se ressemblent comme des jumeaux : anticommunisme, discrimination envers les homosexuels, rejet des réfugiés et des immigrés, positions antimusulmanes et… pro-israéliennes.

On comprend mieux certaines décisions du président américain. Donald Trump considère les évangéliques comme essentiels à sa réélection en novembre prochain.

Nous entrons ainsi dans la campagne présidentielle américaine, qui s’accélère. Dans son éditorial du mois, Serge Halimi rappelle à ce sujet un propos imprudent du candidat Obama en 2008, qui exulte le soir où il remporte les élections primaires.

Restauration à Washington ?

par Serge Halimi
Éditorial de septembre 2020. La plupart des capitales européennes espèrent elles aussi le retour à Washington d’une présidence « normale ». Décidément incapables de se dégager du leadership américain, y compris quand il est exercé par un chef inculte et vociférant, elles imaginent (…)
3:36 • Lu par Pauline Belle

Musique. « Zahrat Al-Madaïne » (« Fleur des cités »), de la chanteuse libanaise Fairuz à propos de Jérusalem, où Donald Trump a déplacé l’ambassade des États-Unis en Israël, pour satisfaire son électorat évangélique, notamment.