| le 20 octobre 2026.
Chers amis,
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Il y a sept siècles, des moines serbes posaient les premières pierres de Visoki Dečani, au cœur du Kosovo-Métochie. Financé par le roi Stefan Dečanski, consacré par l’Église orthodoxe serbe, ce monastère abrite l’une des plus grandes collections de fresques byzantines au monde. En 2006, l’UNESCO l’inscrit même au patrimoine mondial, comme site du patrimoine serbe orthodoxe médiéval.
Mais il figure aussi sur la liste du patrimoine en péril, en raison des attaques et dégradations dont il a été la cible ces vingt dernières années. C’est la raison pour laquelle, ce monastère est sous protection permanente de la KFOR italienne. Un monastère que l’on doit protéger militairement pour qu’il survive.
Et comble de la malhonnêteté intellectuelle, le 17 octobre dernier, à l’ambassade du Kosovo à Berlin, ce même monastère était présenté comme un fleuron du patrimoine culturel albanais du Kosovo. Rien que ça. |
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| L’auteur de l’ouvrage présenté ce soir-là se présente comme historien de l’art. Mais un historien qui présente sous les ors d’une ambassade, avec la caution diplomatique de son gouvernement, un monastère serbe orthodoxe comme patrimoine albanais n’est pas un chercheur : c’est un militant.Son livre n’est pas un travail scientifique soumis à la rigueur académique et à la contradiction des pairs, mais bien un outil de propagande culturelle, conçu pour un public international qui n’a aucune raison d’en questionner les fondements.Et c’est précisément là que réside le danger.Depuis des années, une offensive méthodique s’organise au-delà des frontières du Kosovo : livres illustrés, conférences, événements diplomatiques. À chaque fois, le même mécanisme : intégrer les monastères, les églises, les sites chrétiens serbes dans un récit “kosovar” à destination du monde.
Ce que ces initiatives ne disent pas : que Visoki Dečani a été la cible d’attaques répétées. Que ses fresques ont été profanées. Que ses moines vivent aujourd’hui sous protection militaire internationale, dans leur propre monastère, sur leur propre terre. |
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| Quand on ne peut pas détruire, on réécrit. Quand on ne peut pas effacer les pierres, on efface la mémoire qui leur donne sens. Mais nous ne laisserons pas le patrimoine serbe être frappé de la damnatio memoriae.Sur le terrain, auprès des familles qui tiennent bon dans les enclaves. Et au-delà, en portant leur voix là où se forgent les récits qui traverseront les frontières. En France : à Paris, SK organise des expositions pour témoigner de la réalité des Serbes du Kosovo, faire connaître leur patrimoine millénaire et rappeler, preuves à l’appui, ce que l’histoire officielle de Pristina s’emploie à effacer.Avec toute notre gratitude,Solidarité Kosovo
Au service des chrétiens opprimés depuis 2004
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