Le rassemblement a débuté à 19h00 à Syntagma, les manifestants solidaires se rassemblant sur la moitié de l’avenue Amalias, sous un important cordon policier. Les forces de l’ordre se sont ensuite repliées vers la statue du Soldat inconnu, bloquant ainsi l’accès à l’avenue Amalias aux manifestants.
Elle s’est déroulée en suivant une marche dynamique vers l’Université, Omonia, les Propylées, pour finalement se terminer à Syntagma, avec une forte présence policière tout au long du parcours.
Une réunion s’est ensuite tenue à Syntagma, où il a été décidé d’intensifier la lutte avec des rassemblements de protestation quotidiens à 19h00, tandis que les personnes solidaires prévoient de camper et de poursuivre les manifestations nocturnes « jusqu’au bout ». Par ailleurs, la Communauté des réfugiés occupés appelle les personnes solidaires à se joindre à l’appel, le mercredi 24 mars à 12h00 à l’hôpital « Gennimatas ».


Histoire
Le gréviste de la faim Aristotelis Chantzis est soigné à l’hôpital « Georgios Gennimatas » pour de graves symptômes neurologiques, selon un communiqué des Réfugiés occupés. Son état est extrêmement critique ; il pèse désormais 35 kilos et sa vie ne tient qu’à un fil.
« La responsabilité incombe entièrement à Nikos Hardalias, au gouvernement Mitsotakis, au ministère de la Culture, mais aussi aux autres instances impliquées, comme le ministère de la Culture et la municipalité d’Athènes, qui, bien qu’ayant la solution entre leurs mains, ne l’ont pas apportée et porteront finalement tous la même responsabilité dans la mort du premier gréviste de la faim en Grèce », a déclaré l’Assemblée des réfugiés occupés.
Avant d’être conduit à l’hôpital, le gréviste de la faim a déclaré : « La lutte ne recule pas, elle a commencé. Nous vaincrons jusqu’à la justice ou jusqu’à la mort. Nous sommes responsables de 400 vies, nous sommes responsables de notre société et nous vaincrons. Notre lutte est juste et je ne reculerai pas tant que nous n’aurons pas obtenu justice. Nos revendications sont justes. »
Cette mobilisation intervient à un moment critique, alors que les habitants reprochent aux instances compétentes leur inaction face aux problèmes qu’ils soulèvent depuis des années, et réclament un dialogue immédiat et des initiatives concrètes. Les organisateurs évoquent une lutte qui dépasse les frontières du quartier, mettant en avant le droit au logement, la solidarité sociale et la protection des populations vulnérables, et appelant à une mobilisation massive pour accentuer la pression sur les instances concernées.
Le président de l’EINAP, Giorgos Sideris, a déclaré dans un communiqué que le respect de l’éthique médicale, des droits humains et du libre arbitre serait garanti. « Nous n’accepterons aucune tentative de répression ni de criminalisation, qu’il s’agisse de gavage, pratique inacceptable pour aucun de nos confrères, ou de toute autre forme de répression, comme le recours aux forces de police, l’enfermement dans des cages ou la présence de groupes armés dans les hôpitaux. Enfin, et c’est notre dernier appel, nous demandons que les revendications des deux réfugiés en grève de la faim soient respectées et que 400 familles ne soient pas jetées à la rue », a-t-il affirmé.
Le syndicat des locataires de Thessalonique a également appelé à une marche de solidarité, soulignant qu’ils mènent une lutte « contre le déplacement forcé, la spéculation et la transformation de nos villes en un terrain d’investissement et de consommation touristique » qui « nous concerne tous ».
Regardez la diffusion détaillée du 3e sujet sur les affaires des réfugiés :

