Le 5 dĂ©cembre 2019, au cours de la manifestation clermontoise contre la rĂ©forme des retraites, cinq policiers nationaux ont interpellĂ©, traĂ®nĂ© puis embarquĂ© le citoyen William M. alors qu’il Ă©tait en train d’inscrire sur un passage piĂ©ton le prĂ©nom “Wissam”, ceci en mĂ©moire de Wissam El Yamni, dĂ©cĂ©dĂ© en 2012 suite Ă son interpellation Ă Clermont-Ferrand.
William M. a Ă©tĂ© placĂ© en garde Ă vue pendant 48 heures durant lesquelles il a Ă©tĂ© soumis aux formalitĂ©s d’usage en matière d’intimidations et d’humiliations.
Il a ensuite Ă©tĂ© conduit au Palais de Justice d’oĂą il est ressorti acablĂ© d’une inculpation.
Nous constatons qu’il est visiblement plus grave pour certains magistrats de marquer un passage piĂ©ton d’un prĂ©nom – passage piĂ©ton qui survivra certainement Ă cette “violence”- que de marquer un corps de coups.
Nous constatons qu’il est visiblement plus facile pour certains magistrats de se donner les moyens en quelques jours de convoquer une conscience de ce pays qui dit NON Ă une injustice que de se donner les moyens en plusieurs annĂ©es, encore aujourd’hui, d’entendre personnellement les tĂ©moins du commissariat qui ont vus et entendus Wissam se faire torturer Ă mort.
Justice et Vérite pour Wissam
http://www.justicepourwissam.com/



